La sphère islamique sénégalaise est polluée par un discours étiqueté de dimension inintelligible par les protagonistes et leurs disciples de sorte que toute parole monstrueuse est normalisée. Si demain, ces teneurs de discours s’autoproclament Dieu, des gens n’y verront aucun problème et applaudiront à deux mains. L’homo senegalensis est fasciné par le surnaturel, par le miracle ; ce qui fait émerger ces discours. On peut encore tenir la corde mais les futures générations hériteront des tenants et aboutissants de ce fléau qui ne dit pas son nom.
Avec l’arnaque de la dimension, de l’entendement, ou encore je ne sais quel subterfuge, tout devient permis. Un discours religieux adressé à des disciples se veut d’être clair et limpide, sans détours ni ambivalence.
Les arabes étaient les champions de la dialectique mais le Coran est venu leur faire mordre la poussière. Il n’y a rien, absolument rien qui puisse être plus dimensionné que le Livre Saint. Et pourtant, le message est transmis et compris sauf pour ceux qui veulent en faire une affaire d’inintelligible.
Le meilleur éducateur de la Oumma enseignait à ses compagnons ce qui leur était bénéfique ici-bas et dans l’au-delà, les mettait en garde de poser des questions d’aucune utilité pour eux. Ici, on préfère gaver ces discours qui n’ont ni queue ni tête et se tenant prêts à être des soldats devant ceux qui oseront s’y opposer. Mais non, cela ne prospérera pas. La religion d’Allah trouvera à chaque époque, dans chaque contrée, des défenseurs malgré les invectives, calomnies, tortures et menaces de morts. D’autres soldats prendront le relais et ce jusqu’à l’extinction du soleil.